Paie d’octobre 2014 : vers la rationalisation des rémunérations des agents et fonctionnaires de l’Etat

Depuis mercredi 22 octobre 2014, les banques ont rouvert leurs guichets pour les opérations de paie de salaire des agents et fonctionnaires de l’Etat. Mais au-delà de cette activité devenue aujourd’hui un rituel, le gouvernement, employeur, entend atteindre un objectif : asseoir une véritable politique salariale, la rationalisation des salaires, à travers la consolidation du traitement de base, tout en prenant en compte, de manière progressive, les revendications salariales sectorielles enregistrées.

A partir de ce mois d’octobre 2014, s’est entamée la véritable rationalisation des rémunérations d’agents et fonctionnaires, voulue par le budget. Le gouvernement harmonise. Les enseignants, policiers et militaires ainsi que le personnel de la santé en province, soit 450.000 personnes, ont connu, à travers la paie de ce mois d’octobre, une nouvelle augmentation, comme annoncé. Pour ce mois d’octobre, le gouvernement a débloqué 12 milliards de FC supplémentaires. Même si, les bénéficiaires, interrogés aux guichets des banques commerciales, bien qu’ils l’aient constaté, semblent s’être attendus à une augmentation beaucoup plus spectaculaire.

Mais au-delà, ce sont les grandes manœuvres qui ne font que commencer. Ceux des agents et fonctionnaires de l’Etat bénéficiant d’une prime supérieure à plus de deux quarts de leurs salaires verront celle-ci diminuer au profit de leur traitement de base. Progressivement bien sûr, mais la perte est moins violente, elle est même en réalité un gain sec, car beaucoup d’entre eux ont été augmentés dans la manœuvre.

Par cette réforme, le gouvernement veut instaurer le statut unique pour tous les agents de l’Administration publique, renforcer les pouvoirs du ministère de la Fonction publique, réinstaurer la carrière plane pour certains emplois, harmoniser les primes et améliorer les conditions matérielles des agents.

paie_octo2Aujourd’hui, le statut qui lie l’agent de l’Etat et qui prévoit que la prime ne peut, en aucun cas, dépasser les deux tiers du salaire de base d’un fonctionnaire de l’Etat est violé. On sait par exemple que dans les administrations congolaises, les primes sont 10 ou même 20 fois plus élevées que les salaires !

Et les experts du gouvernement qui ont pour mission de réajuster ces salaires assurent que la situation salariale peut être améliorée même dans le secteur privé et, déjà, la maîtrise de la masse salariale étant acquise à plus de 80%, ces données ont permis à l’Etat de disposer d’un fichier unique des agents et fonctionnaires de l’Etat. Un outil essentiel pour leur gestion.

Un acquis qui s’inscrit pour le gouvernement, dans le cadre de son contrat de gouvernance et de son Programme d’Actions dit PAG, par lequel l’Exécutif s’est engagé depuis 2012 à redynamiser la réforme de l’Administration publique. Une réforme qui être rendue plus efficace, afin de soutenir les politiques publiques visant le renforcement de l’efficacité de l’Etat. Elle s’inscrit dans la perspective de l’émergence de la République Démocratique du Congo.

Toutes ces actions en cours, devront permettre, à brève échéance, d’atteindre l’objectif de rajeunissement du personnel de l’Etat et d’asseoir la politique salariale et une mise à la retraite efficace des unités ayant réunis les conditions requises.

Publié le 29/10/2014 à 17h20, Cellule de Communication